Accès aux autres opérations
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L'arthroscopie
L’arthroscopie est une intervention qui consiste à visualiser l’intérieur du genou au moyen d’un instrument optique appelé arthroscope sur lequel est branchée une caméra, pour accomplir un geste opératoire avec une « mini instrumentation ».
On pratique deux (plus rarement trois) petites incisions d’environ 1 cm en regard de l’articulation, par lesquelles on introduit l’arthroscope et les instruments adaptés (pince, ciseaux, etc).

L’arthroscopie est utilisée dans les pathologies ligamentaires, tendineuses, méniscales et de la synoviale.

La méniscectomie
Indication
La pathologie méniscale peut être dégénérative ou traumatique :
• au cours des années, le ménisque s’use et provoque des douleurs plus ou moins importantes, on dit alors qu’il est dégénératif, un suivi rhumatologique sera préconisé.
• lors d’un traumatisme (hyperflexion, rotation, accroupissement, etc.), le ménisque peut se fissurer ou se déchirer. Cette fissure peut être asymptomatique ou au contraire provoquer des douleurs, un gonflement voire même un blocage du genou et dans ce cas, le traitement est chirurgical.



Une IRM est prescrite pour confirmer le diagnostic et situer de façon précise la lésion méniscale.

L’anse de seau est une fissure longitudinale du ménisque, le fragment peut migrer vers l’intérieur de l’articulation, gêner le glissement entre le condyle fémoral et le plateau tibial et provoquer un blocage du genou.

L’intervention

• La suture méniscale ne peut se pratiquer qu’occasionnellement (5-10%), surtout chez un patient jeune avec une lésion récente, associé avec une rupture du ligament croisé qui va être réparé, la fissure est au niveau de la corne postérieure des ménisques, ou si il existe une anse de seau avec un fragment de bonne qualité.

• La méniscectomie se pratique dans la grande majorité des cas sous arthroscopie, cette technique peu invasive, permet de procéder à l’ablation de la lésion tout en préservant la zone saine du ménisque. Il existe alors un risque d’arthrose à plus ou moins long terme.


Dans de très rares cas, la lésion n’est pas accessible par arthroscopie, il faut alors inciser le genou pour retirer la portion méniscale lésée.
L’intervention peut se faire sous anesthésie générale, ou anesthésie locorégionale. Elle se déroule au bloc opératoire en salle d’orthopédie dans des conditions rigoureusement aseptiques.
Comme pour la plupart des interventions en chirurgie orthopédique, une antibiothérapie péri opératoire est instituée selon les recommandations de la SFAR (société française d’anesthésie et réanimation). Le chirurgien et l’équipe du bloc vous installent sur le dos sur la table d’opération, un garrot est placé en haut de la cuisse pour éviter le saignement gênant la visibilité de l’articulation pendant l’intervention.
Après la préparation cutanée d’usage au bloc opératoire, les champs stériles sont placés.
Le chirurgien, par deux incisions d’environ 1 cm, introduit l’arthroscope et les instruments adaptés (pince, ciseaux, etc.) pour procéder à la suture ou l’ablation de la zone méniscale endommagée.
Suites opératoires
Vous
pourrez vous lever en prenant appui sur votre membre inférieur opéré
dès le soir de l’intervention (après la résorption complète de
l’anesthésie en cas d’anesthésie locorégionale).
Vous regagnez votre
domicile le soir même ou le lendemain de l’intervention et pouvez
reprendre une activité sédentaire.Un traitement antalgique et anticoagulant préventif est prescrit pendant trois semaines Les pansements sont effectués par une infirmière à domicile et les fils sont retirés le 12ème jour postopératoire.
La durée de l’arrêt de travail est variable suivant l’activité professionnelle (≈15J).
Le sport peut être repris à partir du 45ème jour environ. En cas de suture, la flexion est limitée à 90°, pendant un mois.
Les risques opératoires
• La phlébite dont la complication est l’embolie pulmonaire.• L’hématome
• L’infection
• Les douleurs résiduelles
• L’entorse du ligament latéral interne, pendant les manœuvres peropératoires afin d’accéder à la lésion
• Les lésions vasculo-nerveuses (très rares)
• L’algodystrophie